lundi 10 septembre 2012

Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Thomas d’Ansembourg

Cessez d'être gentil, soyez vrai ! - Les éditions de L'Homme
Nous sommes souvent plus habiles à dire leurs quatre vérités aux autres qu'à leur exprimer simplement la vérité de ce qui se passe en nous. Nous n'avons d'ailleurs pas appris à tenter de comprendre ce qui se passe en eux. Nous avons davantage appris à être complaisants, à porter un masque, à jouer un rôle. Nous avons pris l'habitude de dissimuler ce qui se passe en nous afin d'acheter la reconnaissance, l'intégration ou un confort apparent plutôt que de nous exprimer tels que nous sommes. Nous avons appris à nous couper de nous-même pour être avec les autres. La violence au quotidien s'enclenche par cette coupure: la non-écoute de soi mène tôt ou tard à la non-écoute de l'autre, le non-respect de soi mène tôt ou tard au non-respect de l'autre. 

Cessez d'être gentil, soyez vrai! est un seau d'eau lancé pour nous réveiller de notre inconscience. Il y a urgence à être davantage conscients de notre manière de penser et d'agir. En illustrant ses propos d'exemples percutants, l'auteur explique comment notre tendance à ignorer ou à méconnaître nos propres besoins nous incite à nous faire violence et à reporter sur d'autres cette violence. 

Pour éviter de glisser dans une spirale d'incompréhension, il s'agit de reconnaître nos besoins et d'en prendre soin nous-même plutôt que de nous plaindre du fait que personne ne s'en occupe. Ce livre est une invitation à désamorcer la mécanique de la violence, là où elle s'enclenche toujours: dans la conscience et le coeur de chacun de nous. 


La communication non violente

« Même si par nos moyens actuels, nous échangeons beaucoup d’informations, nous sommes comme handicapés de l’expression de l’écoute vraies. »

C’est un livre qui s’adresse pour les personnes qui sont en route vers un autre lieu, un lieu de rencontre vraie entre les êtres.

Risque de conditionnement qui commence dés l’enfance : Etre adulte c’est se couper le plus possible de ses émotions et ne s’en préoccuper que pour faire joli dans une conversation de salon, sans déranger personne, une fois de temps en temps.

Pour être aimé et avoir ma place dans ce monde, je dois faire non pas ce que je sens ni ce que je voudrais, mais ce que les autres veulent. Etre vraiment moi-même, c’est risquer de perdre l’amour des autres.

Développer notre vocabulaire pour élargir notre conscience de ce que nous vivons.

L’acquisition du vocabulaire va de pair avec le développement de la conscience. Le pouvoir d’action est donc lié à la conscience et à la faculté de nommer et de différencier les éléments. Chacun de nous a ainsi appris à disposer d’un certain pouvoir d’action dans des domaines qui lui sont extérieurs.

Toutefois à quel moment dans notre éducation avons-nous appris à nommer les enjeux de notre vie intérieure? A quel moment avons-nous appris à discerner ce qui se passe en nous ?

Il faut distinguer la narration des faits et leur interprétation courante. C’est un principe de sécurité et de clarté fondamental pour l’efficacité de l’action : établir les faits et s’entendre sur leur déroulement pour savoir de quoi nous parlons exactement avant d’interpréter ou de réagir.

Le jugement encage l’autre

Lorsque je juge, je ne m’interroge ni sur moi-même, ni sur l’autre. Au contraire, je me sépare de mon être profond et de l’être profond de l’autre en restant dans mon espace mental. Le jugement fige, congèle la réalité. Or la vie est en mouvement. La seule chose fixe dans l’univers, c’est l’homme qui l’a inventée : c’est l’homme qui a inventé l’idée fixe !

Au fond, en tant qu’êtres conscients, nous avons profondément besoin de nous situer par rapport aux choses et aux êtres et d’exercer notre discernement.


Site internet de Thomas d'Ansembourg

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