lundi 29 septembre 2014

Le syndrome du lapin dans la lumière des phares - Yves Halifa et Genséric Cantournet

Editions Jouvence 2011
"Même pas peur !". Cette interjection prononcée à la face du monde, en maintes occasions, par les enfants, provoque chez les adultes des sentiments mitigés. 

Notre expérience, nos habitudes, notre culture nous conduisent à prendre en compte, lors d'une prise de risque, ses inconvénients plus que ses avantages, alors qu'elle implique le risque de gagner et celui de perdre. Cette survalorisation de l'échec potentiel handicape sérieusement nos décisions. 

Comprendre les origines de nos peurs, examiner les stratégies réflexes, enquêter sur leur efficacité comparée, sortir de la prison de nos habitudes pour conquérir le courage de ne plus avoir peur constituent les étapes de la prise de conscience nécessaire pour vivre de manière plus sereine. 

Avoir la tête toujours froide, le cœur toujours chaud et la main toujours ouverte résument la posture idéale du négociateur lucide, humain et courageux. Mieux vivre ses peurs, sans les combattre ni les vaincre, nécessite prudence et courage. 

Nous devons prendre garde, sans être sur nos gardes. Ce livre s'adresse à tous ceux qui cherchent des solutions pour ne plus avoir peur de négocier, dans leur vie quotidienne comme dans leur travail. Quittez le port de l'angoisse pour franchir les escales du courage ! 



Ce livre sur la négociation écrit par des spécialistes de ce domaine est aussi une réflexion et un entrainement sur la gestion de la peur. Les mentions en italiques sont des citations tirées de l’ouvrage.

Nous prenons en compte, davantage les inconvénients de toute prise de risque que nous ne valorisons le gain escompté d’une décision courageuse.
La survalorisation de l’échec potentiel handicape nos décisions.
Face aux risques, nous subissons le syndrome du lapin dans la lumière des phares. Nous avons peur d’être seul face à nos peurs. La prise de décision solitaire est source de stress.

Pour négocier avec les autres, il faut donc rapprendre à négocier avec soi même, apprendre à apprivoiser ses peurs.

La peur est une émotion. Comme toutes les émotions, nous devons la nommer pour la maîtriser ;
Surpris, perturbé, choqué, apeuré, terrifié, traumatisé, paniqué sont des états différents.

Le courage est moins dans l’action héroïque que dans la posture que l’on tient face à soi même et dans la relation avec les autres.
Cinq étapes déterminent une progression: s’assumer, découvrir, risquer, donner et partager.

Il est nécessaire de se confronter aux doutes, à ses propres peurs et hésitations, à s’engager dans des débats contradictoires.

Il faut accepter le désordre pour donner un sens à l’ordre que l’on veut construire. Avoir la tête toujours froide, le cœur toujours chaud et la main toujours ouverte résument la posture idéale du négociateur lucide, humain et courageux.

Ce livre au titre amusant traite de façon agréable et approfondi d’un sujet sérieux. Il améliore notre capacité d’action dans le respect de soi et des autres.

lundi 15 septembre 2014

Surfer la vie - Joël de Rosnay (1937-)

Surfer la vie - Ed Les liens qui libèrent
Une analyse de la transformation de la société fondée sur des rapports de flux plutôt que sur des rapports de force. Les sciences contribuent à cette idée qu'il faut privilégier les liens et interactions avant tout, comme le montre le développement d'Internet et des réseaux sociaux.


Comment construire et penser le monde de demain ? Dans ce livre audacieux et visionnaire, le célèbre scientifique démontre que notre société est en train de changer de visage. Non plus fondée seulement sur des rapports de force mais sur des rapports de flux, non plus guidée par l'individualisme exacerbé ou par la logique de l'affrontement mais sur la nécessaire solidarité.

L'avènement de cette société de la fluidité est inspiré notamment par les sciences qui depuis plusieurs décennies expliquent que les liens ou les interactions sont plus importants que les éléments matériels qui constituent notre monde physique ou biologique. Et ce nouveau regard nous invite à aborder autrement les grands défis actuels : économiques, sociaux, environnementaux.

«Je propose une nouvelle approche pour construire ensemble l'avenir et sur-vivre à la complexité du monde et à son accélération. C'est la société fluide. En tant que prospectiviste, mais aussi surfeur de l'océan et d'Internet, j'ai choisi le surf comme fil rouge de ce livre. Ne dit-on pas surfer sur Internet, sur les sondages, sur l'opinion publique, sur les valeurs ? Le surfeur ne crée pas la vague, par nature aléatoire et chaotique, il utilise sa force, sa puissance pour le plaisir, le défi vis-à-vis de lui-même. Surfer la vie, c'est savoir profiter et jouir de l'instant, être à l'écoute de son environnement, de ses réseaux, évaluer en temps réel les résultats de son action et s'adapter à l'imprévu. Je souhaite fournir à chacun des clés pour surfer harmonieusement sa vie.»


Joël de Rosnay

Joël de Rosnay

Joël de Rosnay (né le 12 juin 1937 à l'Île Maurice) est, à l'origine, un biologiste français, d'abord spécialiste des origines du vivant et des nouvelles technologies, puis en systémique et en futurologie (ou prospective). 

Docteur ès Sciences, est Président exécutif de Biotics International et Conseiller de la Présidente d’Universcience (Cité des Sciences et de l’Industrie ; Palais de la Découverte). Ancien chercheur et enseignant au Massachusetts Institute of Technology dans le domaine de la biologie et de l’informatique, il a été successivement Attaché Scientifique auprès de l’Ambassade de France aux États-Unis et Directeur scientifique à la Société Européenne pour le Développement des Entreprises.


Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Les Origines de la vie (1965), Le Macroscope (1975), La Malbouffe (1979), L’Homme symbiotique (1995), La plus belle histoire du monde avec Yves Coppens, Hubert Reeves et Dominique Simonnet (1996), La révolte du Pronétariat (2005). 2020, les scénarios du futur (2007), Et l’Homme créa la vie (2010)

jeudi 21 août 2014

L'espace-temps dans la vie de tous les jours

En cartographie, nous avons l’habitude de représenter les lieux entre eux suivant la distance kilométrique qui les sépare. Si l’on s’essaye à l’exercice de réaliser une carte isochrone, c'est-à-dire une carte qui sépare les lieux par le temps qu’il faut pour les atteindre, il devient frappant de constater que le planisphère se réduit comme une peau de chagrin. Rien n’est vraiment loin, si l’échelle est le temps. 


Réalisée par anamorphose (sorte de morphing), cette carte de France isochrone représente la distorsion du territoire au regard du temps mis pour aller d’une ville à l’autre. Vision intéressante de notre territoire au regard de la mobilité et de la desserte des villes par le train. 


Carte (CNRS) qui montre qu’à l’horizon 2015 le "rétrécissement" de l’Europe
grâce au réseau TGV sera pour le moins inégal

Site de cartographie isochrone: http://cartoo.dyndns.org/

Les cartes par anamorphose

Principe des cartes en anamorphose : l'intensité du phénomène détermine sur le dessin la taille de la surface à representer. Le site anglo-américain Worldmapper.org propose une vaste collection de cartes du monde traitées en anamorphose. Le “Telegraph” a publié en 2008 une série de cartes du monde par anamorphose pour divers type de données, permettant de se rendre compte de la place d’un pays et/ou d’une région géographique vis à vis des autres. On a par exemple ici des cartes présentant l’utilisation des transports (train, avions et 2 roues), le tourisme, la consommation d’alcool, les émissions de CO2…
Les inégalités de notre planète n'en apparaissent que plus criantes, voir ci-dessous quelques unes particulièrement représentatives. 

La vrai carte du monde

Les destinations touristiques

Le nombre d’armes nucléaires

Consommation d’alcool

La baisse des émissions de CO2 entre 1980 et 2000

vendredi 15 août 2014

After the dark (film) - John Huddles (1964-)

After the dark (2014) - John Huddles
After the Dark (connu aussi sous le nom The Philosophers) est un film de science-fiction américain écrit et réalisé par John Huddles en 2014.

Qui doit-on choisir pour préserver l’humanité dans un bunker pendant la fin du monde ? C’est le dernier exercice de philo proposé par un prof assez spécial à ses étudiants de terminale dans un lycée international de Jakarta. Vingt étudiants se voient attribuer par tirage au sort des métiers spécifiques, les orientations sexuelles et pathologies éventuelles qui caractérisent leurs personnages. 

Un bunker est prêt pour les abriter pendant une année, mais il est conçu pour 10 personnes uniquement. Et là, le scénario peut commencer, comment choisir parmi ces vingt étudiants les dix qui permettront à l’espèce humaine de survivre ? 

Faut-il faire son choix selon les métiers, les caractéristiques génétiques ou d’autres paramètres plus subtils entrent-ils en compte ? Savoir reconstruire des bâtiments et des ponts semble sans doute très utile dans un monde apocalyptique, mais la poésie la fantaisie, la musique n’ont-elles pas leur place ? Ne sont-elles pas essentielles à notre survie ? 

A méditer…

Bande annonce du film "After the dark" 2014

samedi 2 août 2014

Wojtek Siudmak (1942-)

Wojciech Kazimierz (Wojtek) Siudmak, né le 10 octobre 1942 à Wieluń est un peintre d'origine polonaise, installé en France. Il étudie au Collège d'Arts Plastiques de Varsovie de 1956 à 1961 et aux Beaux-Arts de Varsovie de 1961 à 1966. En 1966, il vient étudier à l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris et s'établit définitivement en France. Il vit actuellement en région parisienne.

Il qualifie son œuvre de "fantastique hyper-réaliste". Elle dépeint des univers fantasy, science-fiction, sur toile à la peinture à l'huile. Son œuvre a quelques points commun avec M.C. Escher, Max Klinger, Léonor Fini mais aussi Dali, Magritte et Paul Delvaux. Siudmak voisine avec Dali par sa virtuosité à rendre l'illusion tridimentionnelle de l'espace, par son sens des ombres et des lumières, les perspectives linéaires et aériennes. 

Siudmak ajoute à ces moyens d'expression artistique traditionnels des moyens purement hyper réalistes et très personnels, où la recherche de la perfection technique est mise au service d'une imagination débordante et originale.